Ces cinq joueurs français qui suivent leur rêve américain

Yoan Antonac commence son Spring Training dans les prochains jours

Pour les quelques jeunes sportifs français qui ont jeté leur dévolu, pour une raison ou pour une autre, sur le « passe-temps national » des Etats-Unis, trouver une opportunité d’aller ensuite jouer outre-Atlantique – peu importe le niveau – constitue en soi un exploit.

Pas étonnant, donc, que notre article « Five French Players Making Their Mark In The USA » figure parmi les plus populaires de l’année dernière : il semblerait que nos lecteurs s’enthousiasment autant que nous à l’idée de dresser le portrait de ces talents très spéciaux, et de les applaudir.

C’est cet engouement qui pousse Le Baseblog à mettre ici en avant cinq autres joueurs français qui ont choisi de mettre leurs compétences à l’épreuve dans le berceau du baseball et du softball. Mais avant toute chose, quelques mots d’avertissement :

Il ne s’agit en aucun cas d’une liste définitive de TOUS les joueurs français actuellement aux USA (ou au Canada, d’ailleurs). Ceci n’est pas non plus un classement en termes de compétences ou de succès avéré. En d’autres termes, pour toutes celles et ceux qui ne seraient pas mentionnés ci-dessous, sachez que nous n’avons pour vous que de l’admiration et (pour citer l’inimitable Aretha Franklin) du R-E-S-P-E-C-T!

Et maintenant, donc : la liste, avec pour commencer un joueur puissant qui s’est familiarisé avec le baseball au sein des Dragons de Villefontaine, à côté de Lyon.

Mael Zan

Le jeune Dragon en question, Mael Zan, fréquente d’abord les académies de baseball du Pôle Espoir Montpellier puis du Pôle France Toulouse avant d’exporter son talent aux États-Unis en 2018, en rejoignant les Bulldogs du Clarendon College, au Texas.

Malgré une première saison solide, Mael choisit de ne pas rester au Texas, préférant rentrer en France où il fait plusieurs apparitions au sein de l’équipe nationale masculine et joue également pour les Barracudas de Montpellier, dans la ligue française de plus haut niveau, la D1.

Zan, juste avant de rejoindre l’équipe de France en Arizona l’année dernière

A l’automne dernier cependant, le jeune Français – désormais sophomore, ou étudiant de deuxième année – décide de reprendre la route du baseball universitaire aux États-Unis, mais dans un tout autre établissement : le Frontier Community College (FCC) à Fairfield, dans l’Illinois.

Techniquement joueur de première base et champ extérieur, Mael sert principalement de frappeur désigné (“designated hitter”), et comptabilise actuellement une moyenne de .273 avec deux home runs et 15 points produits en 19 matchs. Son équipe, les Bobcats, en sont à 11-11 après avoir perdu deux matchs le week-end dernier.

Frédéric Walter

A l’instar de Mael Zan, le joueur de champ intérieur Frédéric Walter est également un ancien du Pôle France, avec une expérience en équipe nationale et sur son CV non pas un, mais bien deux colleges américains.

Contrairement à son coéquipier de l’équipe de France, le joueur de 23 ans (dont c’était d’ailleurs hier l’anniversaire — happy birthday!) fait désormais partie d’un programme sur quatre ans à l’université d’Oklahoma City, dans l’Oklahoma, dans laquelle il a été transféré après un passage au Seminole State College, en Floride.

Walter frappe avec puissance cette saison (Credit: Oklahoma City University)

Après avoir battu un impressionnant .338 lors de la courte saison 2020 (merci le COVID…), Frédéric, maintenant senior de quatrième année, a continué sur sa lancée. Le talentueux Français a disputé les 24 matchs de l’équipe jusqu’à présent, pour une moyenne de .342 avec cinq home runs et 26 points produits.

En supposant que la saison D1 se déroule comme prévu, on pourra aller le voir jouer cet été – au côté de Mael Zan – pour les Barracudas de Montpellier.

Jasmine Bouziri Vuong

À une encablure de l’Oklahoma, au Texas, on retrouve une joueuse de softball prometteuse dotée d’un bras (littéralement) « canon ». Benjamine de cette liste, Jasmine Bouziri Vuong vient d’avoir 14 ans, mais elle est déjà récompensée pour ses compétences en tant que joueuse de champ et lanceuse.

Née à Shanghai d’une mère française (d’origine tunisienne) et d’un père cambodgien (devenu citoyen français naturalisé), Jasmine a grandi principalement aux États-Unis, comme l’expliquent ses parents, contactés par email par Le Baseblog.

Jasmine Bouziri Vuong, une vraie citoyenne du monde

Volleyeuse de talent, Jasmine s’est essayée au softball vers ses 9 ans – et y excelle depuis. À seulement 12 ans, elle a obtenu une place dans l’équipe nationale de France des moins de 16 ans et s’est rendue à Zagreb, en Croatie, en 2019, pour les championnats d’Europe. Ce mois-ci, en tant que membre de l’équipe Texas Sudden Impact 14U Tinkelpaugh, au Texas, elle figure sur la liste des 100 meilleurs espoirs du pays, liste dressée par la publication Extra Innings Softball.

« Elle le mérite, et plus encore ! a tweeté son équipe en réponse à l’annonce. C’est une lanceuse solide, exceptionnelle à la batte, capable de suivre n’importe quelle balle dans le champ extérieur, qui balance des vrais boulets de canon, super esprit d’équipe, à l’écoute, et carrément fute-fute en classe ».

Que de louanges !

Aussi douée soit-elle, Jasmine sait que son objectif principal pour l’heure, ce sont ses études. « Ce qu’elle aime par-dessus tout dans la pratique de ce sport, ce sont les rencontres qu’elle fait et les aventures qu’elle vit », confient ses parents, qui sont eux-mêmes passés par le softball.

Jimmy Mapakou

À plus de 1 000 kilomètres de là, en plein milieu de la « ceinture de maïs » des États-Unis, Jimmy Mapakou commence à montrer son potentiel au sein des Lakers de l’Iowa Lakes Community College (ILCC).

Originaire de la région parisienne, il se fait d’abord la main avec le club des Squales de Vauréal, à proximité de la capitale française, puis rejoint le Stade Toulousain et les Sénart Templiers. Mapakou perfectionne également son jeu à l’académie Pôle France de Toulouse avant de se rendre aux États-Unis, où il a atterri à l’ILCC après un bref passage à l’Arizona Western College, à Yuma, en Arizona.

Un Laker français (Crédit: ILCC)

Ce joueur de champ rapide a frappé .198 pour les Lakers lors de la saison 2018-2019. Et si lors de la saison dernière (raccourcie), sa moyenne n’était que de .174, en action limitée, cette année Jimmy – qui n’est encore que sophomore, ou étudiant de deuxième année, en raison d’une extension d’éligibilité liée au COVID – enregistre une moyenne de .300 après avoir réalisé deux coups sûrs mercredi dans une défaite contre le Des Moines Area Community College.

Il est rejoint dans l’équipe par son compatriote français et ancien du Pôle France Mohamed Baoui, un étudiant de première année qui a également grandi en dehors de Paris et qui joue, en France, pour les Sénart Templiers, finalistes lors de la saison 2019 de D1.

Yoan Antonac

Last but not least, le dernier Frenchie sur notre liste est un lanceur puissant qui est entré dans l’histoire il y a trois ans lorsqu’il est devenu le neuvième joueur français à signer avec une équipe de la Major League Baseball (MLB), dans son cas les Phillies de Philadelphie.

Encore adolescent à la signature de ce premier contrat, le joueur de 20 ans n’a pas encore vu énormément d’action jusqu’ici ; il devrait assister à l’entraînement de printemps dans les jours à venir et être par la suite affecté à l’un des clubs affiliés de la ligue mineure de l’organisation.

Antonac (front and center) avec ses coéquipiers montpelliérains

En 2018, Yoan est appelé à jouer sur deux matchs, signant trois strikeouts en seulement 2,1 manches pour les Phillies East dans la Gulf Coast League. L’année suivante, il subit une intervention chirurgicale pour un problème au bras, avant de voir s’évaporer ses chances de jouer l’an passé, lorsque la pandémie a forcé toutes les ligues mineures à suspendre leur activité.

A l’arrivée de la nouvelle saison, le jeune montpelliérain se sent physiquement prêt et a hâte d’en découdre et de faire ses preuves. Ah, et on raconte qu’il lancerait les balles à une vitesse de 150 km/h… Yowzers, comme on le dit outre-Atlantique…! 

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